Alors que le dénouement de la campagne électorale se rapproche à coup de derniers scandales providentiels, la tension électrique semble quand à elle à son comble. Rarement une élection présidentielle n’aura autant déçu. Rarement le citoyen ne se sera senti aussi bafoué, humilié, éconduit.
Pour qui allons nous bien pouvoir voter ? Beaucoup de français aujourd’hui sont encore indécis simplement parce qu’aucun candidat ne semble capable de répondre à nos attentes, comme si le peuple et les politiques ne vivaient définitivement plus dans la même galaxie.

Aujourd’hui  la question n’est même plus de savoir pour qui vous aller voter mais contre qui. On ne se dispute plus avec ses amis sur le choix du candidat mais sur la question du droit de vote. Où commence la résistance, par l’abstention, par le vote utile ou au contraire par le vote pour ? Et les artistes, les intellectuels, les philosophes, que pensent-ils de cette situation ?

Nous avons décidé d’intituler cette semaine résistance non pas par ironie parce que nous  nous intitulons Watt mais parce qu’il nous semblait essentiel d’utiliser notre liberté d’expression, d’évoquer ensemble le monde dans lequel nous voulons vivre et de tenter de définir la citoyenneté et la démocratie.