Mai Hua aime la vie, les couleurs, le beau… ce sont des synonymes, les siens !

Elle vit la couleur, l’invente, la crée pour mieux la vivre :

couleurs de la vie qu’elle filme en hommage à la beauté des êtres,

ceux qui créent, vivent et aiment ;

beauté de la vie chaque jour renouvelé.

Un miracle qu’elle célèbre par son art multifacettes :

des couleurs pour peindre nos yeux,

des mots pour colorer nos joues de bonheur,

des films pour ravir nos cœurs :

Mai filme des vies.

Mai filme les hauts et les bas de la vie.

Mai filme des envies, des vies, du beau : des vidéos…

Mail filme du beau dedans.

Mai voit le beau des gens.

Mai vit la beauté des gens.

Mai filme des vies, du beau.

Mai filme des vies, du beau et réinvente la vidéo (la vie des hauts ?) !


Vidéo sur Yoann Bourgeois et sa compagnie, Celui qui tombe, en tournée en France de décembre 2015 à avril 2016.


Vidéo sur la féminité, la famille, la transmission. L'an passé, sa vidéo Les 2 fantastiques sur sa mère et sa grand-mère suscite tant de réactions que Mai décide d'en réaliser un long métrage :  sa campagne KissKiss BankBank est prévue pour la mi-janvier 2016.


 


 

 Unknown-2Jeune diplômée de l’ESSEC en 2000, Mai Hua est embauchée au marketing chez Lancôme International (groupe L’Oréal) pour gérer les collections maquillage. Elle y rencontre Fred Farrugia qui l’initie à l’art de la couleur. Après une année de formation continue aux Arts Déco en 2004, Mai démissionne pour suivre une formation intensive à la couleur. Ses anciens collègues de chez L’Oreal deviennent alors, dès 2005, ses premiers clients. Color Designer Freelance, elle crée pour eux des gammes de couleurs pour des flaconnages de parfums et des palettes de maquillage. En 2011 naît son blog Superbytimai. Loin de suivre l’actu des nouveautés produits, ce blog beauté tente de comprendre le lien intime à la beauté et à l’apparence. Mai filme les gens qui lui révèlent dans l’intimité de sa caméra comment ils se font beaux. Elle filme non seulement des rituels de beauté, mais également comment on danse, on joue, on chante, on cuisine… Le blog s’est peu à peu transformé en une galerie de portraits sur la beauté des gens, en général. Aujourd’hui, Mai a encore changé de métier : ses clients lui demandent à présent de réaliser des vidéos. En parallèle, ce blog permet à cette artiste multifacettes de conduire une réflexion écrite sur la famille, la maternité, la féminité, le fait de vieillir… Elle prépare actuellement son premier long-métrage, un documentaire sur sa grand-mère et la mémoire familiale.

Interview électrique

15/10/2015

  1. Qu’est-ce qui t’électrise ?

(éclats de rires tonitruants) Je crois… la beauté des choses ! Une situation, une vision et une rencontre surtout… Tout à coup, il se passe quelque chose dans le ventre, là… Et puis la chair de poule…

 

  1. As-tu déjà disjoncté ? 

Ah oui, carrément ! Au quotidien, il y a plein de petits disjonctages : avec le rire principalement, je pars en live… Sinon, dans ma vie, j’ai eu deux grands disjonctages mais plutôt dépressifs… Une fois, lorsque j’avais 19 ans et que j’étais en prépa : grosse crise d’anémie et j’étais à plat pendant une semaine. Je ne pouvais pas bouger, pas manger. Je ne pouvais plus rien sentir, aucune odeur, encéphalogramme plat. Le deuxième, c’était après ma grossesse, juste après mon premier accouchement : grosse dépression.

 

  1. Où recharges-tu tes batteries ? 

(rires) En m’électrisant ! C’est vrai ! Rien ne recharge plus les batteries que de vivre des émotions fortes. On revient encore à l’idée de beauté (qui m’électrise donc). Ça m’arrive dans la rue, à une expo, après un film, avec mes mômes, de m’écrier « ce que c’est beau ! Quelle chance ! Merci, merci ! ». Alors, je me sens gonflée d’énergie.

 

  1. Qu’est-ce qui te ré(w)olte ?

En ce moment, c’est l’iniquité de ce monde ! On vit dans un monde très difficile à vivre et à supporter. Un monde très très dur… Je n’arrive même pas à imaginer l’avenir ! C’est ce qui me pousse à vivre aussi pleinement le présent. Je ne sais pas où l’on va…

 

  1. Plutôt électron libre ou prise de terre ?

Je suis méga électron libre (grands éclats de rire partagés…) !! Comment te dire ?? je ne bosse plus en entreprise depuis longtemps, j’ai d’ailleurs atteint le point de non-retour… J’ai un parcours très atypique et j’ai toujours été, au fond de moi, en quête de liberté. C’est comme si je me déshabillais petit à petit… comme un oignon, j’enlève chaque couche, l’une après l’autre. Et comme cette quête de liberté va de pair avec mon bonheur, logiquement, plus ça va aller, et plus je vais être libre.

Pour le côté « sans prise de terre », je tiens à préciser que d’être fille d’immigrés joue énormément… parce que je n’ai pas d’attache tellurique, pas de terre à moi. Quand j’entends des gens me dire que cette maison est celle que leur père a construite, qu’ils en connaissent chaque pierre, etc… je ne sais pas ce que c’est ! Chez moi, il n’y a pas cet attachement à la terre, je n’ai pas d’ancrage. Pour l’instant cela ne me manque pas, et participe même peut être à me rendre encore plus libre !

 

  1. Vas-tu dans le sens du courant ? 

Non. Mais il y a deux manières de le voir. Soit tu vas à contre-courant et cela signifie que finalement, tu te places toujours par rapport au courant, puisque tu vas contre lui. La référence reste « lui », le courant. Cela constitue juste les deux faces d’une même pièce. L’idée, me semble-t-il, est de ne pas se poser la question. Moi je viens d’un milieu, la cosmétique, dans lequel on se pose toujours la question des tendances. J’ai été pendant dix ans color-designer, je le suis toujours… et je réponds sans cesse à des journalistes qui me demandent : « Quelle est la tendance à venir, la couleur du moment ? ». Je leur réponds toujours la même chose : « je ne m’en préoccupe absolument pas, je n’en sais rien… et le courant ne m’intéresse pas. »

 

  1. Te fais-tu brancher ? 

À fond ! (nouveau rire tonitruant) Tout le temps… et c’est épuisant !! enfin, c’est pas mal quand même ! (rires)

 

  1. Te sens-tu sous tension ? 

Oui et non. Certaines tensions sont latentes parce que j’ai une vie à 10 000 volts sur un laps de temps très court. Je vis beaucoup trop de choses, beaucoup trop de vies. J’adore ça mais ça crée aussi des tensions… J’accorde donc une de mes vies à « la baisse de tension » (rires). Ça passe par de la méditation, je m’oblige à me déconnecter… et je le fais car je suis hyperactive. Et quand tu as des enfants, c’est une obligation, parce que sinon, ça peut ne pas bien se passer du tout !

 

  1. T’es-tu déjà électrocutée ?

Oui, sur le plan amoureux… on rigole moins là ! (Ah ! Ah ! Ah !)

 

  1. Avec qui es-tu connectée ?

Avec de plus en plus de monde… le blog et les réseaux sociaux me permettent ça. Mais les connexions les plus fortes sont celles partagées avec ma famille, des valeurs qui sont les mêmes et en même temps avec des natures différentes : mes frères, ma mère, mes enfants, mon père… C’est le lien qui oscille sans cesse mais ne se rompt jamais !

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