Ce n’est pas la première fois qu’on l’écrit par ici, mais tant pis, on enfonce le clou.

Oui, Portugal. The Man, cette bande de trentenaires originaires d’Alaska (qui vivent aujourd’hui à Portland) constitue bel et bien l’un des groupes les plus importants de sa génération.

Woodstock, le huitième album du groupe, est sorti vendredi dernier, et, comme on s’y attendait, c’est de la bombe.

Mélodies ultra-accrocheuses, production moderne et novatrice, arrangements psychédéliques… la bande à John Gourley (chanteur) a tout bon. Rarement un groupe ne nous aura autant donné l’impression d’avoir à ce point compris comment utiliser tous les outils de production modernes, pour les mettre au service de putains de refrains, avec des influences qui déferlent dans tous les sens (pop sixties, rock, hip-hop, electro…).

On choisit ici de mettre en avant  « Tidal Wave », hymne pop totalement imparable, mais les dix tubes en puissance que contient ce disque le mériteraient tout autant (que ce soit le déjà le carton « Feel It Still », le très rock « Easy Tiger », l’immense « Number One » ou l’aérien « So Young »).

Une nouvelle fois, avec Woodstock, Portugal. The Man montre que l’on peut sonner moderne tout en mettant le son au service de putains de chansons, assénant au passage une grande claque dans la figure de l’éternel refrain du « c’était mieux avant…».

On utilise parfois un peu facilement l’expression « groupe à suivre ».

Pour eux, on a vraiment envie de l’utiliser quand même, et on irait même jusqu’à dire que quiconque ne les suivrait pas déjà aurait un sacré train de retard.

Voire deux.