Ah le sacré Liam.

 Depuis quelques années, on recevait seulement de ses nouvelles à travers ses saillies mémorables sur Twitter et autres déclarations assassines dans la presse qui nous faisaient souvent sourire, et nous désolaient parfois.

 Mais pour l’aspect musical de la chose, on avait fini par arrêter d’y croire.

Suite à la séparation d’Oasis, tonton Liam nous avait offert le plus ou moins embarrassant projet « Beady Eye», en mode « je veux pas que ça s’arrête donc je vais continuer un groupe tout pareil, mais sans le frangin, sans le nom et sans les bonnes chansons».


Résultat, un quasi-bide tant côté critiques que public, alors que le frangin, celui qui a les chansons, donc, caracolait dans les charts avec ses albums solos, et remplissait les stades (en Angleterre, tout du moins).

 Bref, le « perdant » de l’histoire, c’était lui.

 Pourtant, quand la sortie d’«As You Were » a été annoncée, on a tout de suite trouvé que ça sentait bon l’agréable surprise, et on ne s’est pas trompé.

 Le single « Wall Of Glass » dévoilé il y a quelques mois nous avait plutôt séduit, et l’album confirme ce que l’on pressentait.

 Réalisé par le « grammy award winner » Greg Kurstin (Adele, Foo Fighters, Elie Goulding…), « As You Were » nous dévoile un Liam comme on aurait toujours aimé l’entendre. La voix est là, et paraît même plus forte qu’elle n’a jamais été. L’attitude sans pareille est là aussi, elle n’était jamais partie d’ailleurs. Mais ce qui fait la différence, sur ce coup là, ce sont les chansons, bien évidemment.

 Alors attention, hein, rien n’arrive à la cheville de « Wonderwall », « Live Forever » ou « Don’t Look Back In Anger », tout simplement parce que s’il était facile de composer des chansons comme le frangin/ennemi juré Noel, ça se saurait.

Mais au moins, en n’ayant pas peur de solliciter des compositeurs sortant un peu de son univers tels qu’Andrew Wyatt (Miike Snow, Charlie XCX…), Liam Gallagher se retrouve à chanter des vraies mélodies, qui tiennent la route. Et, franchement, ce Liam là, il nous avait manqué.

 Pas d’expérimentation sonore, ça ce sera pour l’album du frérot, annoncé pour le moins prochain, ici, juste douze « classic rock songs » qui ressemblent à leur interprète, et que ce dernier est visiblement fier de présenter au public, fidèle à lui-même. Sauf que cette fois, on ne lui donnera pas tort.

 Glad to have you back Liam.