« Eh, mais pourquoi y a pas de lien YouTube pour écouter le morceau! »

Oui, pour changer, aucun moyen d’entendre la Chanson du lundi de cette semaine sans se rendre à un concert de Phoenix. Ca tombe bien, les garçons seront sur la route tout l’été, et joueront à Bercy (enfin, l’Accord Hôtel machin truc) le 29 septembre prochain.

On vous conseille vivement de ne pas rater ça.

Le groupe se produisait justement samedi soir en tête d’affiche du Festival Beauregard, et la Revue Watt était présente en délégation pour assister à l’événement.

Que Phoenix soit le meilleur représentant du rock hexagonal, on le savait déjà, et on a d’ailleurs déjà eu plusieurs fois l’occasion de l’écrire ici.

En revanche, on n’était pas préparé au spectacle magistral de samedi soir, où les Versaillais auront démontré qu’ils étaient bel et bien passés à l’étape supérieure.

Celle des très grands.

La scénographie, avec cet immense miroir qui surplombe la scène pour refléter différentes projections tout au long du concert, est magnifique. La set-list est calibrée pour déverser du tube en mode rouleau-compresseur « Lisztomania », « 1901 », « Entertainment », « Lasso », « Long Distance Call »… L’énergie est au rendez-vous. Les garçons sont heureux d’être là. Le public est aux anges.

On a cette impression assez dingue d’assister au concert « d’un groupe de stade » qui n’a jamais perdu son style si particulier, comme en témoigne ce dernier album complètement hors du temps, et qui fait pourtant montre d’une fraîcheur déconcertante.

Et arrive alors ce « If I Ever Feel Better » version live.

Pourquoi ce titre en particulier? Parce que, comme si la démonstration de force n’était pas assez probante, c’est au milieu de ce tube pop que la bande de Thomas Mars sort la carte bien connue du medley, et balance, après le deuxième refrain, le riff monstrueux de « Funky Squaredance », morceau culte pour les fans du groupe, pour partir dans un final rock totalement déchaîné.

A ce moment-là, on se dit que le rock hexagonal n’a jamais sonné aussi classe, aussi cool et aussi fort qu’avec Phoenix.

Amis rockeurs français, la barre est là. Attention, elle est sacrément haute.