Pour fêter le retour de votre rendez-vous hebdomadaire qu’on espère toujours aussi attendu, après une semaine de pause, il fallait du lourd, il fallait du come-back, du vrai.

Ca tombe bien puisque c’est avec plaisir que nous vous présentons cette semaine un retour en forme assez inattendu : les Smashing Pumpkins.

« Oh, ça ne nous rajeunit pas ça ! » qu’on vous entend d’ici dire derrière votre écran.

On vous confirme, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu droit à un vrai album des « Smashing » et ça faisait encore plus longtemps que l’ami Billy Corgan avait pratiquement perdu toute inspiration.

Au cours des années 2000, après le départ des autres membres du groupe, le chanteur à la voix si particulière (insupportable, diraient certains) a effectivement essayé de poursuivre l’aventure seul, publiant différents albums confondants, dont l’écoute s’est avérée assez difficile et la réécoute carrément impossible (« Zeitgeist», « Oceania», « Monuments To An Elegy»), si bien qu’on avait perdu tout espoir de le voir à nouveau nous offrir des chansons aussi fortes que « 1979», « Bullet With Butterfly Wings» ou « Adore »,  qui ont tellement bercé notre adolescence.

Il y a quelques mois, à l’annonce de la reformation du groupe avec la quasi-totalité de son line-up d’origine (James Iha, Jimmy Chamberlain, sans la bassiste D’Arcy Wretzky), on s’était dit : « ça passe ou ça casse» (surtout quand on a appris que le disque était produit par le célèbre Rick Rubin).

Après écoute de l’album ce week-end, on vous confirme que non seulement ça passe, mais ça gagne carrément.

On avait oublié que Billy Corgan était capable d’interpréter des refrains aussi tubesques que « Knights Of Malta», ou qu’il pouvait entonner des mélodies pop aussi belles que celle de « Travels».

Alors, certes, « Shiny and Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun » (oui, c’est le titre de l’album, bon appétit !), premier opus d’une série qui semble en appeler d’autres, n’est certainement pas à la hauteur d’un « Mellon Collie And The Infinite Sadness », mais ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demandait.

En revanche, « Shiny and Oh So Bright…» révèle un groupe qui semble avoir retrouvé sa voie, et, franchement, c’est déjà pas mal.