Oh, un album des Kooks !!

On les aurait presque oubliés ceux-là, à tort, bien sûr.

Pour tout fan de rock ayant grandi dans les années 2000, impossible d’être passé à côté de titres aussi énormes que « Sofa Song », « Ooh La » ou encore « Seaside ».

Néanmoins, la bande emmenée par Luke Pritchard s’était, au fil des albums, légèrement perdue et n’était pas parvenue à pondre un disque d’une qualité au moins égale à ce premier album, qui avait véritablement rythmé nos années lycées.

Pourtant, et il faut bien avoir l’honnêteté de s’en rendre compte, les Kooks ont eu le mérite de persévérer dans la voie qu’ils s’étaient choisie depuis le départ, là où de nombreux autres groupes de leur génération ont rendu les armes depuis longtemps.

L’excellent single « Chicken Bone » dévoilé à la fin de l’été nous avait déjà mis l’eau à la bouche, et « Let’s Go Sunshine », cinquième album paru en septembre, a confirmé ce qu’on pressentait : le groupe de Brighton est de retour en (assez) grande forme.

Bon d’accord, on ne trouve certainement rien d’aussi fort que les tubes du premier album. OK ! Mais tout de même, les Kooks nous offrent là bien assez de bonnes chansons pour nager au-dessus de ce qui se pratique aujourd’hui, dans le même genre (qui pratique encore ce genre-là d’ailleurs ?).

« Believe », « All The Time », « Fractured and Dazed » ou le single « No Pressure » tiennent méchamment la route dans le genre « pop song pour accompagner une journée qui en a bien besoin », tandis que « Weight Of The World », avant-dernier morceau de l’album, que l’on choisit de mettre en avant ici, se la joue « symphonie pop arrangée à la sauce sixties », avec un texte bien torché et une mélodie implacable.

Le genre qui va bien. Très bien même.