Ah ! parce que vous voulez dire qu’un groupe comme Rival Sons, ça existe encore aujourd’hui ?

Bien sûr que oui ma bonne dame, et c’est tant mieux !

On se rappellera toujours de la première fois qu’on a entendu ce groupe, en plein festival d’été où on était venu voir une autre tête d’affiche, alors que les Américains étaient programmés en début de journée. Le set de Rival Sons commençait au loin et on s’est exclamé « Ehh mais c’est Robert Plant ! ».

Ces Amerloques nous avaient sciés, il faut bien l’admettre.

Alors certes hein, la jouer revival Led Zep’, y en a beaucoup qui ont essayé, et « ils ont eu des problèmes », comme dirait l’autre.

Oui, mais il faut bien reconnaître que, dans le genre, Rival Sons s’en sort plutôt mieux que les autres, voire vachement mieux.

C’est une nouvelle fois perceptible sur « Feral Roots », sixième album paru il y a dix jours, qui signe également le passage du groupe chez Atlantic (label d’un certain… Led Zeppelin, tiens tiens !).

Pour la peine, sur la dizaine de morceaux qui constituent cet album, la bande à Jay Buchanan a clairement choisi de ne pas faire dans la dentelle. Les riffs sont là, la caisse claire martèle le rythme en mode « Bonzo » et le chanteur est toujours aussi en forme vocalement pour sonner la charge.

Dans « Shooting Stars », dernier morceau du disque, aux accents presque U2-esque (ouuuuh le sacrilège) ça le fait encore plus fort.

Rival Sons ne sont pas venus pour rigoler.

Rendez-vous samedi soir au Bataclan pour vérifier.