Dix ans après la parution de leur premier album, « Summer Of Hate », les Crocodiles remettent le couvert avec « Love Is Here (The End Is Near) », leur septième , paru vendredi dernier.

La formule :  celle que Charles Rowell et Brandon Welchez, fidèles à leurs principes, appliquent avec talent depuis le début, soit un mélange entre Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine et Sonic Youth.

Le son est brutal et noisy, les guitares saturées à souhait, et les mélodies sont clairement là, balancées fièrement à la face du monde. Comme on aime.

Si « Dreamless » (2016) avait permis aux Californiens de s’aventurer vers des contrées plus pop et planantes, « Love Is Here », hanté par le désespoir amoureux et l’ambiance délétère du monde actuel, sonne le retour à la noirceur et à la brutalité.

« Wait Until Tomorrow », premier single déjà dévoilé il y a quelques semaines, va droit au but. En mode guitares acérées et mélodie imparable. Sans fioritures.

A l’écoute de ce titre, une seule envie : filer voir les Crocodiles en concert au Point Ephémère. Ça tombe bien, ils y seront vendredi soir.