C’est lundi, ça sent la pluie, la grisaille et on n’est pas encore suffisamment proche de Noël pour que l’odeur de dinde et de bûche glacée parvienne encore à nous réchauffer.

Ok, il faut donc employer les grands moyens, par exemple, en faisant tourner en boucle le dernier Anderson .Paak, sorti il y a quelques semaines.

Il y a deux ans, avec son sublime album « Malibu », le protégé de Dr Dre avait, comme on dit, « cassé le game », en présentant un album riche et bourré de tubes en puissance, qui se voulait comme un hommage au son soul et funk des années 60.

Deux nominations aux Grammy Awards et une flopée de collaborations classieuses plus tard, Anderson .Paak est revenu il y a quelques semaines avec « Oxnard », un nouvel album, signé chez Aftermath, porté par une liste d’invités conséquente  (Snoop Dogg, Q-Tip, J. Cole, Pusha-T…).

Pour ce nouvel opus, Brandon Paak Anderson (son vrai nom) a clairement décidé de ne pas changer une équipe qui gagne, en développant toujours ce hip-hop West Coast aux sonorités disco et R&B, comme sur « Tints », en collaboration avec un certain Kendrick Lamar.

Avec une instru funky à souhait, et l’entremêlement des voix des deux rappeurs, on est directement transporté dans une ambiance d’happy hour de la Côte Ouest américaine.

Ah, on est en décembre ? Ce n’est pas grave, dans nos têtes, c’est juin, et c’est la Californie.

Sans les incendies.