Texte en italien :

La seta liquida e nera di un morbido e ampio caftano frastagliato di rose avvolge una ragazza dalla posa irriverente nella sala rivestita di arazzi di uno dei palazzi barocchi più eleganti di Milano.
Sono ricordi di un passato lontano il lusso sfrenato dei parties nell’estate infinita trascorsa tra Capri e Saint Tropez, la sensualità della carnagione abbronzata ostentata con profonde scollature sugli abiti in pelle rosa leggerissima, l’opulenza delle grandi stampe floreali dai colori vivaci e lo sfarzo dei sandali gioiello tempestati di strass e dai tacchi vertiginosi.
Di quei giorni lei ha però conservato il temperamento ribelle dei giubbotti in rettile iridescente, del denim stampato indossato come una seconda pelle, dei patchworks e dei tessuti broccati. La sfrontatezza  disinvolta di quando sfidava il red carpet, esibendo gli stivali sotto lo spacco di uno svolazzante vestito in chiffon maculato, è la stessa con la quale lascia intravedere le scarpe da ginnastica sotto l’orlo del suo caftano.
Lei è eternamente giovane, ribelle e talmente rock!

Con noncuranza mescola il lusso alla realtà della vita quotidiana, i ricami preziosi ai tessuti grezzi, indossa le Converse e grandi tracolle in pelle invecchiata anche la sera con gli abiti eleganti.
Lacci e trasparenze rendono le scollature intriganti. Gli orli degli abiti dalla linea dritta e scivolata si allungano fino a toccare terra così come le sciarpe in seta e in lurex perfette anche come cinture.
Nella sala risuona la voce appassionata e straziante di Janis Joplin. Sono note di ruggine e miele i motivi floreali ispirati alle stampe di William Morris che impreziosiscono il velluto e la seta. Il nero, il bronzo, il grigio e il vermiglio, il borgogna, il verde smeraldo e il color melanzana brillano di note di luce con i ricami in perline e paillettes sui tessuti soffici e setosi e sulle trasparenze dello chiffon. Note di furore sono le stelle e i ricami in paillettes sul denim dei pantaloni a zampa, lo sfavillio d’argento e i fuochi d’artificio multicolori sulle giacche in pelle e in velluto e sulla seta dei lunghi abiti.

La dolcezza e la sensualità delicata delle muse dei pittori preraffaelliti ispirano gli orli bordati di piume e i lunghi cappotti dalla linea sottile e affusolata con il collo in pelliccia, indossati come ampie vestaglie, e si accompagnano alla malinconia del blu. Ceruleo su una gonna composta da sottili striscioline di seta, nelle sfumature più oscure del blu Cina e del blu notte sul velluto e lo chiffon punteggiati d’argento; abiti a vita bassa che lei, libera e indipendente come le ragazze degli anni ’20 del secolo scorso, abbina a graziosi cappellini e stole di pelliccia in stile art déco.

Di fuoco psichedelico sono fatti i patchworks in pelliccia colorata e la lunga gonna composta da variopinti riquadri in velluto, che lei indossa con disinvoltura insieme alle lenti colorate dei grandi occhiali da sole in stile aviatore.
Fata, in una selva di stucchi, arazzi ori e tarsie, si scalda avvolta in un lungo cappotto in maglia di lana giallo ocra dalle fantasie hippies.
Felina, in un caftano maculato, lei osserva, con aria sicura e sensuale indifferenza. Non le occorre ostentare, lei sceglie di esibire il proprio corpo, consapevole della sua sensualità.
Sotto una pelliccia di mongolia colorata, indossa leggeri pigiami in preziosa seta stampata come abiti raffinati sia da sera che da giorno, così facili da indossare ma anche così semplici da togliere con un solo gesto.

Splendida e forte, lei è innamorata degli uomini. Con il fascino languido e ambiguo di Patty Pravo, ne indossa gli abiti, rendendoli glamour e lussuosi. Li abbina a stivaletti dai tacchi alti in patchwork di pelle metallica, alle cinture in pitone, alle maglie trasparenti tempestate di perline d’oro e alle sciarpe preziose. Dal guardaroba dei Beatles e di Jimi Hendrix prende in prestito le giacche di foggia militare ispirate alle uniformi degli ussari. Le indossa sui lunghi abiti in seta multicolore o, foderate in pelliccia di coyote, con i pantaloni in panno di lana. Dall’armadio di Mick Jagger, un completo in jacquard color ciclamino e uno nello stesso tessuto gessato e spruzzato in oro, indossandoli con la stessa aristocratica indifferenza con la quale porta un un abito in seta nera dalla linea fluida o uno in maglina metallica color argento dalla linea snella e sottile, perfetto per una sera allo Studio 54.

Lei è la donna presentata dalla maison Roberto Cavalli nell’anteprima milanese della collezione autunno inverno

2016-17 presso la galleria degli arazzi di Palazzo Clerici, nonché il sogno d’inverno dello stilista di origine norvegese Peter Dundas, un creatore di moda dallo spirito libero, con una passione sfrenata per gli anni ’70, i tessuti e la musica rock. Innamorato della vita e della sensualità femminile, le sue creazioni sono una promessa di bellezza…DA TENERE D’OCCHIO ASSOLUTAMENTE



Texte en français :

La soie liquide et noire d’un doux et ample caftan découpée de roses enveloppe une fille de la pose irrévérencieuse dans la salle revêtue de tapisseries d’un des palais baroques plusieurs élégants de Milan.
Souvenirs d’un passé lointain sont le luxe effréné des parties pendant l’été infini passé entre Capri et Saint Tropez, la sensualité de la peau bronzée affichée avec décolletés profonds sur les habits en cuir rose légère, l’opulence des grandes presses florales des couleurs vives et le faste des sandales comme bijoux, incrustées de strass et des talons vertigineux.
De ces jours elle a cependant conservé le tempérament rebelle des blousons en reptile iridescent, du denim imprimé mis comme une second peau, des patchworks et des tissus brochés. L’effronterie désinvolte avec laquelle elle défiait le red carpet, en exhibant les cuissardes sous la fente d’une robe voletante en chiffon tacheté, est la même avec laquelle elle laisse apercevoir les baskets sous l’ourlet de son caftan.
Elle est éternellement jeune, rebelle et tellement rock!
Avec nonchalance elle mélange le luxe à la réalité de la vie quotidienne, les broderies précieuses aux tissus mineures, elle met les Converse et grandes sacs en bandoulière en cuir à effet abîmé aussi le soir avec les habits élégants.
Lacets et transparences rendent les décolletés intrigants. Les ourlets des habits de la ligne droite et glissée s’allongent jusqu’à toucher terre ainsi que les écharpes en soie et en lurex même parfaits comme ceintures.
Dans la salle résonne la voix passionnée et déchirante de Janis Joplin.

Sont notes de rouille et miel les motifs floraux inspirés aux décorations de William Morris qui enrichissent le velours et la soie. Le noir, le bronze, le gris et le vermillon, le burgundy, le vert émeraude et la couleur aubergine brillent de notes de lumière par des broderies en rocailles et paillettes sur les tissus doux et soyeux et sur les transparences du chiffon.

Notes fureur sont les étoiles et les broderies en paillettes sur le denim des pantalons à la patte, l’étincellement d’argent et les feux d’artifice multicolores sur les vestes en cuir et en velours et sur la soie des longs habits.

La douceur et la sensualité délicate des muses des peintres préraphaélites inspirent les ourlets bordés des plumes et les longs manteaux de la ligne mince et fuselée avec le col de fourrure, portés comme amples robes de chambre, et s’accompagnent à la mélancolie du bleu. Céruléen sur une jupe composée par minces bandages en soie, dans les nuances plus obscures du bleu Chine et du bleu nuit sur le velours et le chiffon pointillés d’argent; habits à basse vie qui elle, libre et indépendante comme les filles des années ’20 du siècle dernier, combine aux gracieux bonnets et étoles de fourrure en style art déco.
De feu psychédélique sont faits les patchworks en fourrure colorée et la longue jupe composée par bariolés carrés en velours, qu’elle porte détendue avec des grandes lunettes colorés en style aviateur.
Fée, dans une forêt de moulures, tapisseries, ors et marqueteries, elle se réchauffe enveloppée dans un long manteau en tricot de laine jaune ocre décoré avec des motifs hippies.
Féline, habillée d’un caftan tacheté, elle observe avec air sûre et sensuelle indifférence. Elle n’a pas besoin d’afficher, elle choisit d’exhiber le propre corps, conscient de sa sensualité.
Sous une fourrure de Mongolie colorée, elle porte pyjamas légers en soie imprimée précieuse comme habits soit pour le soir qui pour le jour, si facile à mettre mais aussi simple à enlever avec un seul geste.

Splendide et forte, elle est amoureuse des hommes. Avec le charme languissant et sournois de Patty Pravo, elle en porte les mêmes vêtements, en les rendant glamour et luxueux. Elle les assortit aux bottines des talons hauts en patchwork de cuir métallique, aux ceintures en python, aux chemises transparentes assaillie des rocailles d’or et aux écharpes précieuses. Du garde robe des Beatles et de Jimi Hendrix elle prend les vestes de façon militaire inspirée aux uniformes des hussards. Elle les porte sur les longs habits en soie multicolores ou, doublées en fourrure de coyote, avec les pantalons en tissu de laine. De l’armoire de Mick Jagger, elle prend un complet pantalon en jacquard couleur cyclamen et un en le même tissu rayé gris et vaporisé en or, en les mettant avec la même indifférence aristocratique avec laquelle elle porte un habit en soie noire de la silhouette fluide ou un habit en chaîne d’argent de la ligne mince, parfait pour une soirée au Studio 54.

Elle est la femme présentée par la Maison Roberto Cavalli dans l’avant première milanaise de la collection automne hiver 2016-17 près de la galerie des tapisseries de Palais Clerici, ainsi que le rêve d’hiver du styliste d’origine norvégien Peter Dundas, un créateur de mode de l’esprit libre, avec la passion effréné pour les années ’70, les tissus et la musique rock. Amoureux de la vie et de la sensualité féminine, ses créations sont une promesses de beauté…A TENIR D’ŒIL  ABSOLUMENT!

PHOTOS: Vogue, Roberto Cavalli Pre-Fall 2016-17