Texte en français:

Au XXIe siècle, l’augmentation des températures due à l’effet serre provoque la fonte des calottes polaires. Masses énormes de glace se transforment en eau en augmentant le niveaux des mers. Zones continentales étendues déjà dévastées par les changements climatiques viennent inondées, les îles et les villes côtières sont avalées par l’eau. La pression exercée par les grandes épaisseurs de glace diminue et l’impact sur la croûte terrestre est dévastateur. Magmas profonds en remontant réveillent les volcans. Les failles reviennent, séismes et tsunamis se déroulent. Très vite la planète est presque totalement submergé par les eaux.
La vie sur la Terre revient aux les profondeurs des océans de lesquels a eu début. A l’humanité il ne reste pas autre que s’adapter aux nouvelles conditions ambiantes. Elle change, s’évolue en minces créatures marines, diaphanes et de l’aspect androgyne.

Plato’s Atlantis, la collection printemps/été 2010 par Alexander McQueen: couleurs et formes inspirées aux phalènes

C’est l’avenir de l’humanité imaginée par Alexander McQueen dans la dernière collection qu’il a dessiné pour le printemps été 2010 et appelé Plato’s Atlantis. Comment ce la gens guerrière, racontée par Platon dans les Dialogues, qui avait rendu Atlantide puissant, avait été avalé par la terre et effacé par la mer, ainsi l’humanité sombre dans les abîmes. Pourtant, contrairement à les habitants d’Atlantide, elle survit, en subissant une sorte d’évolution darwinienne dans le inverse. Chacun des habits de la collection raconte les phases de l’évolution de la terre à l’eau.

A la base de cette métamorphose et de la entière collection, une petit phalène, répandu dans les forêts anglaises et survécus aux changements du milieu environnant provoqués par la pollution des premières installations industrielles pour mérite d’une rapide mutation génétique qui les avait permises de changer couleur et de se camoufler sur l’écorce des bouleaux noircie par le charbon.


Les grandes ailes, ouvert à toit ou écluses au manteau, dessinent la coupe de robes courtes et accolent couleurs et textures dans la transition des espèces des espèces, d’être humain à phalène, à créature de l’aspect des reptiles et des abîmes.
Dans les coiffures élaborées d’inspiration médiévale, les rides sur le front découvert, créés par les spirales de tresses aux côtés de la tête, en rappellent les antennes plumeuses.
L’uniforme militaire expression de la condition humaine, dans le passage à celle de phalène, assume traits amorphes grâce à la draperie. Les épaules prononcées et les formes définies s’assouplissent. Plus égaux l’une à l’autre, les uniformes se transforment en habits chacun de lequel est conçu comme un individu unique dans lequel la silhouette courte et drapée se fond avec les imprimés du tissus. Les roses et les feuilles se font place entre le blanc des glaces, elles teignent de rose et de brun le vert militaire et effacent les broderies à soutaches et les cols rigides. Les grandes poches deviennent sac semblables aux regonflages entre les plis des habits. Coupes décomposés dans la draperie laissent deviner la transformation. La soie lourde cède la place au chiffon légère et voletant comme tu hales plumeuse.
Les écailles plates sur les ailes des phalènes, imprimé au laser sur les tissus dans une richesse incroyable de nuances et détails, agrandies, semblent des plumes, superposée et réfléchie par la coupe de ses habits comme dans un miroir. Aussi dans les maquillage les couleurs sont encore ceux de la terre et des bois. Les ongles sont laqués de noir et dès qu’une ombre couleur terre brûlée souligne les yeux sur un’incarnat pâle.


Uniques accessoires les Titanic shoes, bottines et décolleté en cuir douce colorée, du plateau et du talons vertigineux. La coque d’un bateau coulé inspire le stylet, composé par lames métalliques mis ensemble entre eux d’un mécanisme de fixation au trou comme dans le Meccano. En parfait style steampunk, les Titanic shoes sont ce que tout reste d’une civilisation technologiquement avancée devant la force destructrice de la nature, qu’elle même a déchaîné, et représentent les qualités surhumaines des survivants.
Quelques détails annoncent que la mutation en reptile va s’accomplir: une ceinture et des inserts en cuir imprimé, petits chatons montés d’un vert brillant brodé comme écailles sur la soie, une griffe bijou, les plis doux d’une
pochette en python. Apparaissent sur le scène les premières Armadillo shoes, rhabillés de la même soie des habits, à clous ou en cuir claire décorée avec des petits motifs métalliques au nid d’abeille. Lourdes coques entaillées en bois et rhabillés en cuir ou en soie, elles rappellent dans la forme la cuirasse d’un tatou et ont un rôle fondamental dans la représentation de la métamorphose. Avec la proximité à la vie aquatique, les pieds changent: ils s’allongent et se gauchissent comme nageoires. Hautes bien 30 centimètres, les Armadillo shoes n’ont pas aucune référence évidente avec le pied humain. Impossible de mettre presque que les « chopine », les chaussures féminines répandues à Venise entre le XVe et le XVIIe siècle et à lesquelles elles ont été inspirées. Un regonflage à l’altesse des doigts consent aux modèles avec beaucoup de difficultés de soulever le pied. Danseuses sur les pointes hautes comme des échasses, leur démarche en résulte instable.
Derrière la passerelle, un écran gigantesque au LED projette une vidéo dans lequel le modèle Raquel Zimmermann, enveloppé par le sable, change si même dans une série de serpents.
L’ocre et le brune laissent le place aux couleurs vives des crotales, au le vert émeraude, au le bleu et le jaune. L’organdi de soie se frise comme la peau d’un serpent pendant la meute. Dans les coiffures les spirales de tresses s’épaississent jusqu’à devenir des crêtes véritables comme celles des sauriens. Les imprimés reptile se chevauchent et se dédoublent symétriquement dans un kaléidoscope d’écailles et de couleurs. Petites écailles jaunes et vert recouvrent une blouse en imitant la peau des iguanes. Les Armadillo shoes sont rhabillés de peau de python comme les pochettes douces. Même le maquillage de l’œil, bien que légèrement, devient vif.


L’or est la couleur qui sanctionne définitivement la transition vers le monde aquatique. Une robe, entièrement brodée de rocailles et paillettes dorées, gonflée dans les lignes et rigide presque comme ce fut une armure, incarne la renaissance, en évoquant dans la coupe et dans le modèle hiératique qui la porte, Elizabeth I Tudor habillés d’or, comme représentée dans le portrait du couronnement. Les vêtements sous l’eau se gonflent dans les redingotes et dans les jupes au ballon. Les manches s’allongent et augmentent de volume. Le bleu clair en ses nuances plus faibles, la turquoise, le pourpre et le bronze constituent ensemble avec l’or la nouvelle palette de couleurs. Se vaporisent de bleu clair les Armadillo shoes, marquetées de cristaux, et se rhabillent de peau de requin comme les Titanic shoes, ces dernières aussi en cuir verni bleue. Éclats de verre et d’or facettés enrichissent les broderies sur les robes avec les jupes composées par petites bandes d’organdi cousues ensemble dans les tons de la mer. La même couleur or pour la maille métallique de la pochette rigide en style steampunk. Couleur bronze sont les paillettes et les copeaux métalliques d’une gorgerette semblable à une concrétion marine et les petites plaques carrées qui soulignent la taille d’une robe de soie vaporisée de blanc et de bleu clair. Couleur pourpre et nuancés de bleu clair sont les corsages en tissé de nacre rigide comme la cuirasse d’un crabe.


Aussi les coiffures changent, en prenant encore inspiration de la mode féminine médiévale: les cheveux viennent tirés en haut au dessus des oreilles dans une sorte de coiffure aux cornes qui retentit la couronne osseuse des chevaux marins. Le maquillage accentue la pâleur des modèles, blanches aussi les lèvres mouillées par la givre; métalliques les ongles.
Nouveaux accessoires annoncent que la mutation n’est pas joint encore à l’accomplissement: les Alien shoes, une sorte de tentacule osseuse qui enveloppe dans ses spires les pieds des modèles. Inspirées par les dessins de Hans Ruedi Giger pour le Xenomorph de Alien, et réalisées en résine par l’imprimante 3D dans les couleurs du blanc opaque, de l’argent et du bleu étincelant, elles accompagnent l’humanité vers la nouvelle forme d’existence. Les pochettes deviennent coques à porter comme des bagues, parfaitement lisses et brillants ou incrustés de strass comme le chiffon, qui léger et enveloppant se teint dans les tons de turquoise et des fonds marins. Les habits deviennent asymétriques, ils se troublent dans une nouvelle forme, une robe frac qui couvre les hanches et se coupe de turquoise.


Le lustre gris de la peau des cétacés colore les combinaisons des hanches à bulbe et de la ligne fuselée inspirées aux les dauphins. Les jupes s’effilochent. Dans une succession d’images kaléidoscopiques, Raquel Zimmermann se prépare à devenir une nymphe de l’eau. Les tissus se teignent en noir, la cuir se mélange avec le tissu élastique des combinaisons inspirés aux mantes. Prothèses semblables aux branchies apparaissent sur les tempes des modèles. Le bleu clair devient profond par traits violet, les jupes décomposées rappellent les tentacules d’une méduse, les manches gonflées et plissés en imitent les glandes. La cuir noire des corsages se dématérialise dans les broderies au jour. Dans les profondeurs des océans l’humanité ne se limite pas revenir aux propres origines, mais les dépasse, en devient autre, créatures aliènes peut-être ou esprits de l’eau, sculptures translucides d’organdi transparent et argent.
La robe armure inspirée au Elizabeth I se rhabille d’écailles iridescentes.
Présenté en Octobre 2009, prés le Palais Omnisports de Paris-Bercy, dans une mise en scène blanche et luisant semblable à un glacier, le défilé est une combinaison de théâtralité et réalité virtuelle. Deux caméras montées sur gros robots coulent le long des côtés de la passerelle et transmettent le spectacle, repris dans tous ses détails,au public et sur le web. Grâce à internet, le défilé de mode dépasse les frontières élitaires traditionnelles et devient un événement médiatique ouvert à tous, rendu encore plus sensationnel de la présentation en avant première mondiale du single Bad Romance de Lady Gaga.


Plato’s Atlantis n’est pas une simple collection de vêtements, mais un avertissement sur le réchauffement climatique et un cadeau, parce que Alexander McQueen n’a pas été seulement un géniale créateur de mode et un couturier magistral, mais aussi un magnifique narrateur. Chacun de sa collection est une histoire et en admirent les habits est comme entreprendre un voyage dans une imaginaire immense.
Plato’s Atlantis est la passion depuis enfant de Alexander McQueen pour Charles Darwin et pour le monde des animaux; les promenades à Kensington et les visites au Musée d’histoire naturelle et au le Musée d’art décoratifs Victoria et Albert; le nage synchronisée, sport de lui préféré et pratiqué pour long temps; les livres aimés, feuilletés un nombre incalculable de fois entre les échantillons de tissus dans son atelier à Clerkenwell Road: le grand livre sur les poissons, les insectes, les bijoux aux six pattes de la nature, le Divine Comédie illustrée par William Blake, les dossiers d’art sur Escher et sur les étendues corporelles de Rebecca Horn.
Tout la collection est imprégnée de science fiction: les entités qui peuplent les fonds marins de premier du début de l’homme dans The Abyss par James Cameron; l’exosquelette du Xenomorph de Alien, l’armure de Predator et la technologie anachronique du steampunk avec ses dispositifs mécaniques, les corsets en cuir cloutés et les sous-vêtements en déchiquetées; mais aussi la survie, comprise comme un processus d’auto-création grâce à l’intelligence et à la capacité d’adaptation d’une espèce faible, l’Homme, contre une de la force surhumaine, décrite dans le film culte par Ridley Scott et John McTiernan.
Préraphaélite est l’attention pour les détails de la nature, la sensualité chromatique des habits, le choix des coiffures
prises par la mode féminine médiévale et la référence à la Renaissance élisabéthaine. Elizabeth Siddal, muse préraphaélite, retirée dans l’ Ophélie par John Everett Millais, inspire les modèles diaphanes et l’évolution dans l’eau de Raquel Zimmermann.
La critique par les Préraphaélites et par John Ruskin à la société anglaise en pleine de la révolution industrielle et le
souhaité retour à la nature et à un passé, dans lequel l’industrie n’avait pas encore corrompu l’Angleterre, s’adaptent
parfaitement au sujet du réchauffement climatique. Manchester et ses forêts de bouleaux noircis par la suie de charbon, c’est a dire le Coketown décrit par Charles Dickens dans Les Temps difficiles, représentent le prix qui la société anglaise du milieu du XIXe siècle payé au progrès industriel. Non résolu, alors comme aujourd’hui, le conflit entre la fragilité et la beauté de la nature, le travail et la machine, représentée par les deux gros bras robotiques.
Inspiré par la même rébellion et irrévérence du punk, avec lesquelles il écrivait des graffitis à l’intérieur des doublures
de vestes pendant son apprentissage à Savile Road, temple de l’habit pour homme fait à main, Alexander McQueen ouvre des entailles dans un frac, combine les techniques traditionnelles de la haute couture aux nouvelles technologies, l’art du moulage à la presse au laser des tissus, l’adresse d’un maître cordonnier italien aux les chaussures réalisées directement à partir d’un dessin avec une imprimante 3D.
La mode est non seulement une question des robes, jusque à dans une société basée sur l’intelligence artificielle et de plus en plus semblable à la Paris au XXe siècle décrit par Jules Verne. Les Préraphaélites voulait changer le monde à travers l’art et Alexander McQueen a essayé de faire le même, en racontant avec un défilé de mode d’une planète lointaine, la Terre.


Texte en italien:

Nel XXI secolo l’aumento delle temperature dovuto all’effetto serra provoca lo scioglimento delle calotte polari. Enormi masse di ghiaccio si trasformano in acqua aumentando il livello dei mari. Estese aree continentali già devastate dagli sbalzi climatici vengono inondate, isole e città costiere inghiottite dall’acqua. La pressione esercitata dai grandi spessori di ghiaccio si alleggerisce e l’impatto sulla crosta terrestre è devastante. Magmi profondi risalendo risvegliano i vulcani. Si riaccendono le faglie, terremoti e tsunami si susseguono. In poco tempo il pianeta è quasi totalmente sommerso dalle acque.
La vita sulla Terra ritorna alle profondità degli oceani da cui ha avuto inizio. All’umanità non resta altro che adattarsi
alle nuove condizioni ambientali. Essa muta, si evolve in esili creature marine, diafane e dall’aspetto androgino.
E’ questo il futuro prossimo dell’umanità immaginato da Alexander McQueen nell’ultima collezione da lui disegnata per la primavera estate 2010, denominata Plato’s Atlantis. Come quella stirpe guerriera raccontata da Platone nei Dialoghi, che aveva fatto di Atlantide una potenza, era stata inghiottita dalla terra e cancellata dal mare, così l’umanità sprofonda negli abissi. Eppure, a differenza degli abitanti di Atlantide, essa sopravvive, subendo una sorta di evoluzione darwiniana all’inverso. Ognuno degli abiti della collezione racconta le fasi dell’evoluzione dalla terra all’acqua.
Alla base di questa metamorfosi e dell’intera collezione una piccola falena, diffusa nelle foreste inglesi e sopravvissuta ai cambiamenti dell’ambiente circostante provocati dall’inquinamento dei primi insediamenti industriali grazie ad una rapida mutazione genetica che le aveva permesso di cambiare colore e di mimetizzarsi sulla corteccia delle betulle annerite dal carbone.
Le grandi ali, aperte a tetto o chiuse a mantello, disegnano il taglio degli abiti corti e affiancano colori e textures nella transizione di specie in specie, da essere umano a falena, a creatura dalle sembianze rettiliformi e degli abissi.
Nelle elaborate acconciature di ispirazione medievale, le increspature sulla fronte scoperta, create dalle spirali di trecce ai lati della testa, ne richiamano le antenne piumose.
L’uniforme militare espressione della condizione umana, nel passaggio a quella di falena, assume fattezze amorfe grazie al panneggio. Le spalle pronunciate e le forme definite si ammorbidiscono. Non più uguali l’una all’altra, le divise si trasformano in abiti ognuno dei quali è concepito come un individuo unico, in cui la silhouette corta e drappeggiata si fonde con la stampa dei tessuti. Le rose e le foglie si fanno spazio tra il bianco dei ghiacci, tingono di rosa e di bruno il verde militare, cancellano i ricami a soutache e i colletti rigidi. Le grandi tasche diventano sacche simili a rigonfiamenti tra le pieghe degli abiti. Tagli scomposti nel drappeggio lasciano intuire la trasformazione. La seta pesante lascia il posto allo chiffon leggero e svolazzante come ali piumose.
Le squame piatte sulle ali delle falene, stampate al laser sui tessuti in un’incredibile ricchezza di sfumature e dettagli, ingigantite sembrano piume, sovrapposte e riflesse dal taglio degli abiti come in uno specchio. Anche nel make up i colori sono ancora quelli della terra e dei boschi. Le unghie sono laccate di scuro e appena un’ombra color terra bruciata sottolinea gli occhi su un incarnato pallido.

Unici accessori le Titanic shoes, booties e décolleté in pelle morbida colorata, dal plateau e dal tacco vertiginosi. Lo scafo di un battello affondato ispira lo stiletto, composto da placche metalliche messe insieme tra loro da un meccanismo di fissaggio a foro come nel Meccano. In perfetto stile steampunk, le Titanic shoes sono tutto ciò che resta di una civiltà tecnologicamente avanzata dinanzi alla forza distruttrice della natura, che essa stessa ha scatenato, e rappresentano le qualità sovrumane dei sopravvissuti.
Alcuni dettagli annunciano che la mutazione in rettile sta per compiersi: una cintura e degli inserti in pelle stampata, piccoli chatons montés di un verde brillante ricamati come scaglie sulla seta, un artiglio gioiello, le pieghe morbide di una pochette in pitone. Appaiono sulla passerella le prime Armadillo shoes, rivestite della stessa seta degli abiti, borchiate o in pelle chiara decorata con dei piccoli motivi metallici a nido d’ape. Pesanti gusci intagliati nel legno e rivestiti in pelle o in seta, esse ricordano nella forma la corazza di un armadillo e hanno un ruolo fondamentale nella rappresentazione della metamorfosi. Con l’approssimarsi alla vita acquatica, i piedi mutano: essi si allungano e si inarcano come pinne. Alte ben 30 cm, le Armadillo shoes non hanno alcun riferimento evidente con il piede umano. Impossibili da indossare quasi quanto le « chopine », le calzature femminili diffuse a Venezia tra il XV e il XVII secolo e alle quali sono state ispirate. Un rigonfiamento all’altezza delle dita consente alle modelle se pur con difficoltà di sollevare il piede. Ballerine sulle punte alte come trampoli, la loro andatura ne risulta incerta.
Alle spalle della passerella, un gigantesco schermo al LED proietta un video in cui la modella Raquel Zimmermann, avvolta dalla sabbia, muta se stessa in una serie di serpenti.
L’ocra e il bruno lasciano il posto ai colori vivaci dei crotali, al verde smeraldo, all’azzurro e al giallo. L’organza di
seta si arriccia come la pelle di un serpente durante la muta. Nelle acconciature le spirali di trecce si infittiscono fino a
diventare delle vere e proprie creste come quelle dei sauri. Le stampe rettiliformi si sovrappongono e si sdoppiano
simmetricamente in un caleidoscopio di squame e colori. Piccolissime scaglie giallo verdi ricoprono una blusa imitando la pelle delle iguane. Le Armadillo shoes si rivestono di pelle di pitone come le morbide pochettes. Anche il make up degli occhi, se pur lievemente, si vivacizza.


L’oro è il colore che sancisce definitivamente la transizione verso il mondo acquatico. Un abito interamente ricamato di perline e paillettes dorate, gonfio nelle linee e rigido quasi come fosse un’armatura, incarna la rinascita rievocando, nel taglio e nella modella ieratica che lo indossa, Elisabetta I Tudor, vestita d’oro come raffigurata nel ritratto dell’incoronazione. Gli abiti in acqua si gonfiano nelle redingote e nelle gonne a palloncino. Le maniche si allungano e aumentano di volume. L’azzurro nelle sue sfumature più tenui, il turchese, il porpora e il bronzo costituiscono insieme all’oro la nuova palette di colori. Si spruzzano di azzurro le Armadillo shoes, tempestate di cristalli, e si rivestono di pelle di squalo come le Titanic shoes, queste ultime anche in vernice blu. Schegge di vetro e oro sfaccettate impreziosiscono i ricami sugli abiti dalle gonne composte da striscioline di organza, cucite insieme nelle sfumature del mare. Color oro anche la maglia metallica della clutch in stile steampunk. Color bronzo sono le paillettes e le schegge metalliche di una gorgiera simile a una concrezione marina e le piccole piastre quadrate che sottolineano la vita di un abito in seta spruzzata di bianco e di azzurro. Color porpora e sfumati di azzurro, i corpetti in nacre rigido come la corazza di un granchio.


Anche le acconciature mutano, prendendo ancora ispirazione dalla moda femminile medievale: i capelli vengono tirati su al di sopra delle orecchie in una sorta di pettinatura a corna che riecheggia la corona ossea dei cavallucci marini. Il make up accentua il pallore delle modelle, bianche anche le labbra bagnate dalla brina; metalliche le unghie.
Nuovi accessori annunciano che la mutazione non è ancora giunta a compimento: le Alien shoes, una sorta di tentacolo osseo che avvolge nelle sue spire i piedi delle modelle. Ispirate ai disegni di Hans Ruedi Giger per lo Xenomorfo di Alien, realizzate in resina mediante la stampante 3D nei colori del bianco opaco, dell’argento e del blu scintillante, accompagnano l’umanità verso la nuova forma di esistenza. Le clutches diventano gusci da portare come anelli, perfettamente lisci e lucidi o tempestati di strass come lo chiffon, che leggerissimo e fasciante, si tinge dei toni del turchese e dei fondali marini. Gli abiti diventano asimmetrici, si scompongono in una forma nuova, un abito marsina che copre i fianchi e si taglia di turchese.
Il grigio lucido della pelle dei cetacei colora le tute dai fianchi a bulbo e dalla linea affusolata ispirata ai delfini. Le gonne si sfrangiano. In un susseguirsi caleidoscopico di immagini, Raquel Zimmermann si appresta diventare una ninfa dell’acqua. I tessuti si tingono di nero, la pelle si mescola con il tessuto elasticizzato delle tute ispirate alle mante. Protesi simili a branchie appaiono sulle tempie delle modelle. L’azzurro diventa di un blu profondo, a tratti viola, le gonne scomposte richiamano i tentacoli di una medusa, le maniche gonfie e pieghettate ne imitano le ghiandole. La pelle nera dei corpetti si smaterializza nei ricami a traforo. Nelle profondità degli oceani l’umanità non si limita a ritornare alle proprie origini ma le supera, diventa altro, creature aliene forse o spiriti dell’acqua, sculture traslucide di organza trasparente e argento.
L’abito armatura ispirato a Elisabetta I si riveste di squame iridescenti.


Presentata nell’ottobre del 2009, presso il Palazzo Omnisport di Parigi-Bercy, in un allestimento bianco e lucido simile ad un ghiacciaio, la sfilata è un connubio di teatralità e realtà virtuale. Due telecamere montate su giganteschi bracci robotizzati scorrono lungo i lati della passerella e trasmettono lo spettacolo, ripreso in ogni suo dettaglio, al pubblico e in rete. Grazie ad internet la sfilata di moda supera i tradizionali confini elitari e diventa un evento mediatico aperto a tutti, reso ancora più clamoroso dalla presentazione in anteprima mondiale del singolo Bad Romance di Lady Gaga.
Plato’s Atlantis non è una semplice collezione di abiti, ma un monito sul riscaldamento globale e un dono, perché Alexander McQueen non è stato soltanto un geniale creatore di moda e un sarto magistrale, ma anche un magnifico narratore. Ogni sua collezione è un racconto e ammirarne gli abiti è come intraprendere un viaggio in un immaginario sconfinato.
Plato’s Atlantis è la passione fin da bambino di Alexander McQueen per Darwin e per il mondo animale, le passeggiate a Kensington e le visite al Museo di storia naturale e al Victoria e Albert Museum; il nuoto sincronizzato, sport da lui
prediletto e praticato per lungo tempo; i libri amati e sfogliati innumerevoli volte tra i campionari di tessuti nel suo
atelier di Clerkenwell Road: il grande libro sui pesci, gli insetti, gioielli con sei zampe della natura, la Divina
Commedia illustrata da William Blake, i dossier d’arte su Escher e sulle estensioni corporali di Rebecca Horn.
Tutta la collezione è intrisa di fantascienza: le entità che popolano i fondali marini da prima dell’inizio dell’uomo di The Abyss di James Cameron; l’esoscheletro dello Xenomorfo di Alien, l’armatura di Predator e la tecnologia anacronistica dello steampunk, con i suoi congegni meccanici, i corsetti in pelle borchiata e le sottovesti a brandelli; ma anche la
sopravvivenza intesa come un processo di auto creazione grazie all’intelligenza e alle capacità di adattamento di una specie debole, l’Uomo, contro una dalla forza sovrumana, descritta nei film cult di Ridley Scott e di John McTiernan.


Preraffaellita è l’attenzione per i dettagli della natura, la sensualità cromatica degli abiti e la scelta di acconciature
tratte dalla moda femminile medievale, il riferimento al rinascimento elisabettiano. Elizabeth Siddal, musa dei Preraffaelliti, ritratta in Ofelia di John Everett Millais, ispira le modelle diafane e l’evoluzione in acqua di Raquel Zimmermann. La critica dei Preraffaelliti e di John Ruskin alla società inglese in piena rivoluzione industriale e l’auspicato ritorno alla natura e ad un passato in cui l’industria non aveva ancora corrotto l’Inghilterra si adattano perfettamente al tema del riscaldamento globale. Manchester e i suoi boschi di betulle anneriti dalla fuliggine di carbone, ovvero la Coketown descritta da Charles Dickens in Tempi difficili, rappresentano il prezzo che la società inglese della metà del XIX secolo pagava al progresso industriale. Irrisolto, allora come oggi, il conflitto tra la fragilità e la bellezza della natura, il lavoro e la macchina, rappresentata dai due bracci robotizzati.
Con la stessa ribellione e irriverenza del punk, con cui scriveva graffiti all’interno delle fodere delle giacche durante il
suo apprendistato a Savile Road, tempio della sartoria maschile inglese, Alexander McQueen apre degli squarci su una marsina, accosta le tecniche tradizionali dell’alta moda alle nuove tecnologie, l’arte del moulage alla stampa al laser dei tessuti, l’abilità di un maestro calzolaio italiano alle scarpe realizzate direttamente da un disegno con una stampante 3D. La moda non è solo una questione di vestiti, persino in una società basata sull’intelligenza artificiale e sempre più simile alla Parigi nel XX secolo descritta da Jules Verne. I Preraffaelliti volevano cambiare il mondo con l’arte e anche Alexander McQueen ci ha provato, raccontando con una sfilata di moda di un pianeta lontano, la Terra.