Texte en français :

Aucun film comme Blade Runner n’a autant influencé la mode et si longuement. Encore aujourd’hui l’image d’une fille aux cheveux à bob blond  et emmêlés, en collants résille, réfléchie sur un vitrail illuminé par des néons aux couleurs, rappelle le répliquant joué par Daryl Hannah.
L’esthétique de Blade Runner est un mélange de styles, des années ’40, de la mode japonaise, du punk rock, de  l’avant garde des années ’80 de Claude Montana et Thierry Mugler ; un avenir imaginé sur la base d’un présent dans lequel technologies futuristes se mélangent aux éléments de mode et de design inspirés par le passé. Le style de Blade Runner est un paradoxe temporel : « un film qui se passe demain et qui semble tourné hier », comme Ridley Scott lui même le déclare.

Adapté d’un roman de Philip K. Dick « Do androids dream of electric sheep? » de 1968 et sorti dans les salles en 1982, il raconte l’histoire d’un monde dévasté par la pollution, sombre et enfumé, pénétré par l’obscurité et par une pluie battante, mais pleine de vie et  de baroque.

Tous se remuent fiévreusement comme si ils eussent toujours quelque chose à faire. Une multitude de parapluies s’affairent dans le smog, en mouvement éternel dans un Los Angeles qui rappelle de Tokyo avec son video wall publicitaire, rappelant les bandes dessines de Moebius et multiethnique comme New York.

Personnages, objets et scénographies se superposent et se feuillettent, en créant contrastes voulus et étudiés dans les moindres détails pour donner au spectateur l’impression d’un avenir réel et passionnant. Dans le même cadre se cotoient pyramides mesoamericane et vue aérienne de Los Angeles,  bâtiments modernes et installations industrielles anciennes, automobiles et spinner volants, Punk et Hare Krishna, gadgets futuristes et mobilier des années ’40. Partout on voit des inscriptions, au néon, clignotants et les couleurs en évidence sur les magazines et sur les journaux encore en usage, en contraste net avec les énormes écrans électroniques. Les blocs textiles d’inspiration Maya sont empruntés à la Maison Ennis conçues par  Frank Lloyd Wright, tapissant l’intérieur de la maison de Deckard, joué par Harrison Ford; une maison bondée de souvenirs où un piano et des photos d’un passé simple donnent la sensation que tout est réel et en même temps lointain de 2019.

Le même critère est adopté pour le choix des costumes. La mode ne change pas radicalement en quarante ans, en conséquence les personnages ne sont pas habillés de manière futuriste. L’or et l’argent très cher à la science fiction sont remplacés par des reflets de cuir brillant et par le scintillement des clous et des paillettes appliquées sur la peau comme des écailles sur  la peau de Zhora, joué par Joanna Cassidy.
Les  créateurs des costumes Michael Kaplan et Charles Knode s’inspirent de Joahn Crawford et des robes de Gilbert Adrian pour le personnage de Rachael, joué par Sean Young: les cheveux recueillis et tirés vers le haut, les larges épaules pour la fourrure avec des motifs en diagonale et les tailleurs avec la taille étroite et la jupe au tuyau long jusqu’au mollet, en syntonie parfaite avec la mode des années ’80 et les Dark Ladies des années ’40.
Harrison Ford donne une touche personnelle à Deckard grâce à une simple coupe de cheveux et une veste en cuir avec une ligne classique, la seule concession des années ’80 est la fantaisie à carreaux sur la chemise et la cravate.
Punk rock est le style de Roy Batty et de Pris, les deux répliquants joué par Rutger Hauer et Daryl Hannah; imperméable porté sur les jeans avec les sneakers pour Roy, sexy et noir la robe de Pris, collier clouté et des bottes hautes sur les bas déchirés, inspirés par la punk musicien Siouxsie, regard souligné d’un maquillage noir au masque et inspiré par les yeux des bistrés de la Casati. Tout cela rappelle la Luisa Casati avec son serpent, le personnage de Zhora: bottes hautes de dominatrice et une lingerie futuriste portée sous un imperméable en plastique transparent inspiré par les costumes en cellophane de Adrian et les vêtements de Courrèges en PVC.

Les costumes de Blade Runner par Michael Kaplan et Charles Knode: Rachael et Joahn Crawford habillée par Gilbert Adrian; Pris et Siouxsie; Zhora et la Comtesse de Ribes en plastique transparent manteau par André Currèges

De saison en saison, de 1982 à aujourd’hui, les créateurs de mode se sont inspirés pour leurs collections de ce grand succès cinématographique . Alexander McQueen et Jean Paul Gaultier sont de grands fans de Blade Runner, mais aussi Raf Simons, Gucci, Paco Rabanne, Gareth Pugh et Victoria Secrets. Rachael a inspiré le tailleur pantalon blanc de Ralph Lauren porté par Hillary Clinton lors de la cérémonie d’investiture de Trump à la Maison Blanche.

Produit par Ridley Scott et réalisé par Denis Villeneuve, Blade Runner 2049 sortira dans les salles américaines le 6 Octobre de cette année. Tout est enveloppé de mystère, les uniques indices sont un trailer de deux minutes et un secret qui implique toute l’humanité.

En 2049 Los Angeles n’est plus surpeuplé comme avant. Tout est plus raréfié et est enveloppé dans l’obscurité comme alors. La vapeur d’un train dans la lumière douce des  LED. À première vue, les scènes apparaissent plus dépouillées et il ne pouvait en être autrement: le dessin au CAD, inventé vraiment à la moitié des années ’80, a révolutionné complètement la manière de dessiner et de projeter. Les surfaces sont plus fluides et deviennent translucide. Les humains et les répliquants dans leurs sombres imperméables, tous protégés par des parapluies, se remuent lentement sous la pluie battante. Le climat est complètement fou. Un lieu aride, la lumière fumée d’un orange vif, semblable à la surface de Mars, était le refuge de Rick Deckard pendant toutes ces années. Non plus une maison bondée  de souvenirs, à l’exception du piano. Peu de souvenirs, dans un monde où est désormais impossible de distinguer l’homme d’un répliquant. Un sphinx est un secret, mais il est aussi une citation de « Mission to Mars ». Une fois encore l’avenir qui se confond avec le passé dans une sculpture qui rappelle les têtes renversées et sans yeux de Mitoraj.

Les costumes des figurants et de Rick Deckard et Roy Batty par Michael Kaplan et Charles Knode

L’agent K, joué par Ryan Gosling et Deckard tout de suite se montrent dans la simplicité et la modernité de leurs vêtements. Responsable des costumes, Renée Avril, a une longue expérience cinématographique. Elle a débuté comme créatrice de costumes pour le Cirque du Soleil. Passionnée de tissus estimés, en particulier velours et brocarts,elle aime les costumes inspirés des époques lointaines, qu’elle interprète sans s’arrêter trop sur les détails.

A côté de Villeneuve en « Sycario » et « The Arrival », elle représente les personnages dans leur normalité, en montrant son adresse dans la réalisation d’uniformes et en particulier de bleus spatiaux.

Blade Runner 2049: dessin et photos de scène

C’est tout ce que nous pouvons savoir sur les costumes du film. Rien n’a été divulgué, ni une image, ni un croquis.
Il  ne reste qu’à se fier au sixième sens des créateurs de mode.
Car les stylistes respirent l’air du temps, voyagent dans le temps, en puisant dans le passé, et en devinant et interprétant les expectatives d’un présent projeté dans un avenir proche.
Ce n’est pas un hasard le retour des années ’80 dans la mode automne-hiver 2017/18 et le choix d’endroits et préparations inusuelles pour les défilés.
Plongée dans la lumière filtrée des grandes fenêtres de l’Orangerie du Senat à Paris et dans une atmosphère rappelant les scènes d’intérieur de Blade Runner, s’est ainsi déroulé le défilé de mode printemps été du 2016 par Alexander McQueen : une nouvelle version des coiffures punk, l’effet trempé de cheveux tiré en arrière sur les épaules et divisé en mèches.
Pas plus de maquillage comme un masque et noir, très noir, éclairé des reflets de cuir et de la lueur de petites broderies métalliques ou des fils colorés minces qui allument les coutures de longs manteaux en cuir noir et des robes au bords effrangés dans la collection d’automne hiver du 2017/18 par le même McQueen.

Défilée printemps-été 2016/17 et les quelques habits de la collection automne- hiver 2017/18 par Alexander McQueen

Le chantier en restructuration de l’abbaye cistercienne de Penthemont à Paris est le lieu choisi par Anthony Vaccarello pour le défilé de l’automne-hiver de Yves Saint Laurent: jeans skinny et pull chandails larges en style des années ’80, épaules importantes et manches frisées et baroques, cagoules et vestes en mouton. Le noir prédomine sur le cuir, vinyle, velours et chiffon. Brown pour une robe en peau frisée avec un tas de moutons. Sneakers blanches pour les hommes et les bottes pour les femmes, au genou en cuir frisé et talon conique ou élégantes cuissardes en suède.

Collection Yves Saint Laurent automne-hiver 2017/18 par Anthony Vaccarello

Collection Yves Saint Laurent automne-hiver 2017/18 par Anthony Vaccarello

Un vestiaire masculin simplifié et une courtepointe en nylon comme manteau pour l’automne-hiver  de Dries Van Noten, qui a déroulé son défilé dans un tunnel transformé en parking.
Le punk des années ’80 se transforme en hipster et en hip hop par Alexander Wang: piercing métalliques remplacent le coutures des vestes en cuir noir ou dans les petites robes avec des bords décorés par des agrafes en acier. Sandales en suède ornées de clous et combat boots.

Dries Van Noten, collection automne-hiver 2017/18

Le 10 Avril 2017 est le jour dans lequel a été créé Leon Kowalski, le répliquant qui apparaît dans la première scène du film. Manque encore deux ans avant 2019, mais Blade Runner est en train d’arriver déjà. Encore quelques mois et nous vivrons en 2049

Alexander Wang, collection automne-hiver 2016/17

Photo couverture:

« Cyber girl », Aline Weber par Ben Morris, Elle Russie, février 2016

 


Texte en italien:

Nessun film come Blade Runner ha influenzato tanto la moda e così a lungo. Ancora oggi l’immagine di una ragazza dal caschetto biondo e arruffato, in calzamaglia a rete, riflessa su una vetrata illuminata da neon colorati, richiama alla mente il replicante interpretato da Daryl Hannah.

L’estetica di Blade Runner è un melange di stili, dagli anni ’40  alla moda giapponese, dal punk rock all’avanguardia degli anni ’80 di Claude Montana e Thierry Mugler; un futuro immaginato sulla base di un presente in cui tecnologie futuristiche si mescolano ad elementi di moda e design ispirati ad un tempo passato. Lo stile di Blade Runner è un paradosso temporale: « un film ambientato domani che sembra girato ieri », come afferma lo stesso Ridley Scott.

Tratto dal racconto di fantascienza di Philip K. Dick « Do androids dream of electric sheep? » del 1968 e uscito nelle sale nel 1982, racconta di un mondo devastato dall’inquinamento, cupo e fumoso, pervaso dall’oscurità e da una pioggia incessante, eppure pieno di vita e barocco.

Tutti si muovono affannosamente come se avessero sempre qualcosa da fare. Una moltitudine di ombrelli diversi ma resi uguali dallo smog in eterno movimento in una Los Angeles che ricorda Tokyo con i suoi videowall pubblicitari, densa di persone e di cose come le graphic novels di Moebius e multietnica come  New York.

Personaggi, oggetti e scenografie si sovrappongono e si stratificano, creando contrasti voluti e studiati nei minimi dettagli per dare allo spettatore l’impressione di un futuro reale e coinvolgente. In una stessa inquadratura le piramidi mesoamericane e la veduta aerea di Los Angeles, edifici moderni e del passato e impianti industriali, automobili e spinner volanti, Punk e Hare Krishna, gadget tecnologici futuristici e arredi degli anni ’40. Ovunque scritte, al neon, lampeggianti e a cartiglio, in evidenza sulle riviste e sui giornali ancora in uso, in netto contrasto  con gli immensi schermi elettronici. I textile blocks di ispirazione Maya mutuati dalla Ennis House di Frank Lloyd Wright rivestono gli interni della casa Deckard, interpretato da Harrison Ford; una casa stipata di ricordi dove un piano e le foto di un passato remoto danno la sensazione di quanto sia reale e allo stesso tempo lontanissimo il 2019.

Lo stesso criterio viene adottato per la scelta dei costumi. La moda non cambia drasticamente in quarant’anni, pertanto i personaggi non sono vestiti in modo futuristico. L’oro e l’argento tanto amati dal cinema di fantascienza sono sostituiti dal riflesso della pelle lucida e dal luccichio di borchie e di paillettes applicate come squame sul corpo di Zhora, interpretata da Joanna Cassidy. I costumisti Michael Kaplan e Charles Knode si ispirano a Joahn Crawford e agli abiti di Gilbert Adrian per il personaggio di Rachael, interpretato da Sean Young: capelli raccolti e tirati in su, grandi spalle per la pelliccia con motivi a diagonale  e i tailleurs dalla vita stretta e la gonna a tubo lunga fino al polpaccio, in perfetta sintonia con la moda degli anni ’80 e le dark ladies degli anni ’40.

Harrison Ford dà un tocco del del tutto personale  a Deckard con un semplice taglio di capelli e un giubbotto di pelle dalla linea classica, unica concessione agli anni ’80 la fantasia quadrettata sulla camicia e sulla cravatta.

Punk rock lo stile di Roy Batty e Pris, i due replicanti interpretati da Rutger Hauer e Daryl Hannah; impermeabile indossato sui jeans con le sneakers per Roy, sexy e nero l’abito di Pris, collare borchiato e stivali alti sulle le calze strappate ispirate alla cantante punk Siouxsie, sguardo sottolineato da un trucco nero a mascherina ispirato agli occhi bistrati della Casati. E ricorda proprio Luisa Casati con il suo serpente, il personaggio di Zhora: alti stivali da dominatrice e una futuristica lingerie indossata sotto un impermeabile in plastica trasparente ispirata ai costumi in cellophane di Adrian e agli abiti in pvc di Courreges.

Di stagione in stagione, dal 1982 ad oggi, gli stilisti hanno ispirato le loro collezioni a questo successo cinematografico. Alexander McQueen e Jean Paul Gaultier i maggiori estimatori di Blade Runner, ma anche Raf Simons, Gucci, Paco Rabanne, Gareth Pugh, Victoria Secrets. A Rachael è ispirato il tailleur bianco di Ralph Lauren indossato da Hillary Clinton durante la cerimonia di insediamento di Trump alla Casa Bianca.

Prodotto da Ridley Scott e diretto da Denis Villeneuve, Blade Runner 2049 uscirà nelle sale degli Stati Uniti il 6 ottobre di quest’anno. Tutto è avvolto da un alone di mistero, unici indizi un trailer di due minuti e un segreto che coinvolge l’intera umanit

 Nel 2049 Los Angeles non è più sovraffollata come prima. Tutto è più rarefatto ed è avvolto nel buio come allora. Il vapore di un treno nella luce soffusa dei LED. A prima vista le scene appaiono più spoglie, non potrebbe essere altrimenti: il disegno al CAD, nato proprio a metà degli anni ’80, ha rivoluzionato completamente il modo di disegnare e progettare, le superfici sono più fluide, si alleggeriscono di particolari, diventano traslucide. Umani e replicanti, nei loro impermeabili scuri, tutti uguali protetti da ombrelli, si muovono lentamente sotto la pioggia incessante. Il clima è completamente impazzito. Un luogo arido, dalla luce fumosa di un arancione intenso, simile alla superficie di Marte, è stato il rifugio di Rick Deckard per tutti questi anni. Non più una casa stipata di ricordi, fatta eccezione del piano. In un mondo dove è ormai impossibile distinguere gli umani dai replicanti, sono pochi i ricordi. Una sfinge è un segreto, ma è anche una citazione di « Mission to Mars »? Ancora una volta il futuro che si fonde con il passato riconoscibile nelle teste rovesciate e prive di occhi di Mitoraj.
L’agente K, interpretato da Ryan Gosling, e Deckard si mostrano subito nella semplicità e contemporaneità dei loro abiti. Incaricata dei costumi, Renée April, vanta una lunga esperienza cinematografica e un esordio come costumista per il Cirque du  Soleil. Appassionata di tessuti pregiati, in particolare di velluti e broccati, ama cimentarsi nei costumi ispirati ad epoche lontane, interpretandoli senza soffermarsi troppo sui dettagli. Al fianco di Villeneuve in Sycario e The Arrival, rappresenta i personaggi nella loro normalità dimostrando la sua abilità nella realizzazione di divise e in particolare di tute spaziali.

E’ tutto quello che possiamo sapere sui costumi del film. Nulla è stato fatto trapelare, nè una foto nè un bozzetto. Non resta altro che affidarci al sesto senso dei creatori di moda.
Gli stilisti prima ancora di altri sanno, respirano il vento, viaggiano nel tempo, attingendo dal passato, intuiscono e interpretano le aspettative di un presente proiettato in un futuro prossimo. Non è un caso il ritorno degli anni ’80 nella moda dell’autunno inverno 2017-18 e la scelta di luoghi e allestimenti inusuali per le sfilate. Immersa nella luce filtrata dalle grandi vetrate dell’Orangerie du Senat a Parigi e in un’atmosfera che ricorda le scene di interni di Blade Runner, la sfilata primavera estate 2016 di Alexander McQueen, una nuova versione delle acconciature punk l’effetto bagnato dei capelli tirati indietro sulle spalle e divisi in ciocche.

Non più il trucco come maschera e nero, decisamente tanto nero, illuminato dai riflessi della pelle e dal bagliore di piccoli ricami metallici o da sottili fili colorati che accendono le cuciture dei lunghi cappotti in pelle nera e degli abiti dagli orli sfrangiati nella collezione invernale 2017/18 dello stesso McQueen. Il cantiere in ristrutturazione dell’Abbazia Cistercense di Penthemont a Parigi è il luogo scelto da Anthony Vaccarello per la sfilata della stagione invernale di Yves Saint Laurent: jeans skinny e maglioni anni ’80, spalle svettanti e maniche arricciate e barocche, cappucci e giacche in montone. Predomina il nero su pelle, vinile, velluto e chiffon. Marrone per un abito in pelle arricciato con una manica di montone. Sneakers bianche per gli uomini e stivali per le donne, al ginocchio in pelle increspata e tacco a cono o eleganti cuissard di suede. Un guardaroba maschile semplificato e una trapunta in nylon come cappotto per l’autunno-inverno di Dries Van Noten, che ha ambientato la sua sfilata in un tunnel trasformato in parcheggio.
Il punk degli anni ’80 si trasforma negli hipster e nell’hip hop di Alexander Wong. Piercing metallici sostituiscono le cuciture delle giacche in pelle nera o nei miniabiti con bordi decorati da graffe in acciaio. Sandali in suede decorati con borchie e combat boots.

Il 10 Aprile 2017, è il giorno in cui viene creato Leon Kowalski il replicante che appare nella prima scena del film. Mancano ancora due anni al 2019, ma Blade Runner sta già accadendo. Ancora pochi mesi e vivremo nel 2049.