A la fin des années 70, 77 pour être plus précis, Fleetwood Mac avec son album « Rumors » règne sans sans partage sur la bande FM. Sauf New York, berceau de l’underground musical US, où Debbie Harry et son désormais célèbre band Blondie, Patti Smith ou Gabriel Byrne, sont associés au club mythique CBGB sur Bowery proche de East Village. Un club scène où émerge une nouvelle vague musicale dite « punk », lieu même où se produit Talking Heads, The Ramones ou New York Dolls. 

Anciennement membre du groupe Television qui se produit déjà au CBGB, Richard Hell quitte son ami d’enfance Tom Verlaine pour une nouvelle formation The Heartbreakers, l’expérience tourne court, ponctuée d’altercations avec le turbulent  Johnny Thunders. Formation de Voidoids, Richard Hell, leader de son nouveau groupe, lâche un LP « Blank Génération » un album devenu aussi culte que « Never Mind The Bollocks »  où apparaît « God Save The Queen » des Sex Pistols de l’autre côté du Channel.

 

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Richard Hell & The Voidoids – Blank Generation

 

Une reprise exceptionnelle de Bob Dylan en solo, « going going gone »  qui provoque des frissons à chaque écoute ou encore « I’m your man »avec les Voidoids. « Time » reste un de mes titres préférés, guitares aiguisées, empreint de blues, solo de guitare à la Chuck Berry, un saxophone à l’agonie, tels sont les ingrédients de Richard Hell.

 

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Richard Hell – CBGB – New York

 

Richard Hell a une allure de jeune rebelle, charisme, et un sens aiguisé du style vestimentaire. Les cheveux sont en batailles, en désordre voire hirsutes mais le style vestimentaire est marqué. Monochrome, sans cravate, que du noir ou du blanc. Blouson de mauvais garçon. Une attitude.

 

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copyright Christopher Makos – White Trash

 

Au contraire des turbulents Sid Vicious ou encore John Lydon vêtus de « haillons » provenant de la boutique « Sex » de Vivienne Westwood ed de son manager de mari Malcolm Mc Laren, Richard Hell prend une pose stylistique plus dandy, veste courte de rigueur et tee shirt uni ou rayé, chemise près du corps sans manche et jean étroit, un style qui n’est pas sans rappeler les prémisses de la future signature Sliman »esque ». Une silhouette définitivement adoptée par ce dernier pour illustrer une jeunesse rebelle, cassant les codes du vestiaires masculin établis. Une allure féline et « sharp » qui inspirera la collection Dior Homme en guise de point d’orgue, avec des chemises sérigraphies. Tribute.

 

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