Dans un monde idéal, tous les bouchers se nommeraient Hugo Desnoyer.

Formé à la chambre d’agriculture de Laval et après avoir fait ses classes dans différentes boucheries, il décide d’ouvrir son propre commerce en 1998 à Paris dans le 14e arrondissement. Rapidement remarqué par les plus grands chefs de la capitale, Manuel Martinez chef du Relais Louis XIII puis c’est Pierre Gagnaire, Alain Senderens, Joël Robuchon et Alain Ducasse qui lui feront confiance.

Cet homme passionné a l’œil et le geste car ce qui le distingue c’est le choix et la grande qualité des produits qu’il propose, bœuf de Salers, agneau de Lozerère, porc noir de Bigorre, volaille de Bresse et de la ferme de Patis ainsi que l’incroyable bœuf Rubia de Galice. Soucieux du travail bien fait, il part à la recherche des éleveurs pour obtenir une qualité irréprochable en terme de goût et vérifier les conditions d’élevage, les deux étant évidemment inséparables. Cela semble évident et pourtant seule une petite caste de véritables artisans bouchers font ce travail à la différence des autres vendeurs de viande.

Alors quid du prix plus élevé et des nombreux problèmes liés à la consommation de la viande ? Non, car il est assurément préférable de manger moins de viande pour privilégier la qualité à la quantité. Et le bas prix cache une production industrielle qui engendre de graves problèmes de pollution, l’utilisation massive des pesticides que l’on utilise pour la nourriture des animaux, l’émergence de bactéries résistantes liés à l’utilisation trop importante des antibiotiques et les conditions déplorables d’élevage que l’on fait subir à l’animal de la naissance à ses derniers moments de vie.

Dans mon monde idéal, mon charcutier s’appellerait Gilles Vérot, mon primeur Asafumi Yamashita, ma fromagère Marie Quatrehomme et évidemment mon boucher Hugo Desnoyer.  

A.K.A