Le film : Nathalie, prof de philo, la cinquantaine, est quittée sans fracas par son mari après vingt-cinq ans de vie commune.

En sortant de la séance, j’entends des spectateurs derrière moi  » cette histoire ne vaut pas le coup d’en faire un film, c’est bien trop commun ».

Et si justement la banalité valait le coup d’être racontée, avec la douceur, la pudeur et l’infinie poésie dont sait faire preuve Mia Hansen-Løve.

L’avenir c’est la délicatesse de la mise en scène et la maîtrise du non-dit; le détail qui prête à sourire, l’allusion qui éclaire tout. Omniprésente, Isabelle Huppert y est tout simplement magistrale.
En voyant l’avenir on pense au Rayon Vert d’Eric Rohmer. Mélancolie, solitude, effrayante liberté. Et la lumière de l’été.