Retour de Biennale d’architecture de Venise – Extraits photographiques assortis

 

Catalogue d’exposition


 

La carte est le territoire, Michel Houellebecq.

 

 

Petits dessins, cartographie sociale/mentale.

La carte et la lunette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour de Venise : l’ouverture de la 16e biennale internationale de Venise a eu lieu le samedi 26 mai dernier et ce jusqu’au 25 novembre 2018, sous l’égide de Yvonne Farrell and Shelley McNamara et ayant pour thématique : free space.

Se libérer de l’espace ou trouver de l’espace, des zones libres : ce qui génère les espaces sont les limites, les frontières, le bâti, le non-bâti, le privé, le public, la nature, la culture donc pour nous autres architectes ou géographes : le trait, la carte…(sujet qu’il faudrait beaucoup plus développer, le propos est de citer un chapitre, un seul, et de mettre en perspective avec la biennale d’architecture).

Donc s’il fallait retenir un chapitre, un extrait, et afin d’illustrer mon propos, je choisirai tout bonnement La carte et le territoire, voici :

L’entrée de la salle était barrée par un grand panneau, laissant sur le côté des passages de deux mètres, où Jed avait affiché côte á côte une photo satellite prise aux alentours du ballon de Guebwiller et l’agrandissement d’une carte Michelin « Départements » de la même zone. Le contraste était frappant : alors que la photo satellite ne laissait apparaître qu’une soupe de verts plus ou moins uniformes parsemée de vagues taches bleues, la carte développait un fascinant lacis de départementales, de routes pittoresques, de points de vue, de forêts, de las et capitales noires, figurait le titre de l’exposition : LA CARTE EST PLUS INTÉRESSANTE QUE LE TERRITOIRE.

Dans la salle proprement dite, sur de grands portants mobiles, Jed avait accroché une trentaine d’agrandissements photographiques – tous empruntés aux cartes Michelin ‘’Départements’’, mais choisis dans les zones géographiques les plus variées, de la haute montagne au littoral breton, des zones bocagères aux plaines céréalières de l’Eure-et-Loir. Toujours flanquée d’Olga et de Jed, Marylin s’arrêta sur le seuil, considérant la foule de journalistes, de personnalités et de critiques comme un prédateur considère le troupeau d’antilopes qui va boire.

‘’Pépita Bourguignon est là, dit-elle finalement avec un ricanement sec.

—Bourguignon ? s’enquérit Jed.

—La critique d’art du Monde.’’

La carte et le territoire, Michel Houellebecq 2010, © Flammarion.

Prix Goncourt 2010.

 

Le Légo comme mode de représentation.

 

Un homme grand, une grande carte.

Juxtaposition, carte de Pretoria.

 

 

 



















Références :
Textes, photos et titres : Anne-Sophie PILLET.
Pavillon du Brésil, Muros de ar, Walls of Air, 
Curateurs : Gabriel Kozlowski, Laura González Fierro, Marcelo Maia Rosa and Sol Camacho.
Catalogue d’exposition.
Pavillon du Japon, Architectural ethnography, Curateurs : Momoyo Kaijima with Laurent Stalder and Yu Iseki.
Pavillon du Brésil, Walls of Air.
Pavillon du Japon.
Pavillon du Brésil, Walls of Air.
Pavillon du Japon.